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définitions

abrégé (n.m.)

1.propos ou écrit réduit aux éléments essentiels.

2.texte réduit à ses éléments essentiels.

3.résumé sommaire des principaux points d'argumentation ou d'une théorie.

4.exposé succinct et concis (syn. Abrégé, petit manuel).

abrégé (adj.)

1.qui a été raccourci (pour un texte).

Le Littré (1880)

ABRÉGÉ, ÉE (part. passé.)[a-bré-jé, jée]

Route abrégée. Méthode abrégée d'enseignement. Livre abrégé. Magistrature dont la durée est abrégée. Si mes jours sont abrégés. Ceci est une répétition abrégée de ce qui vous a été amplement recommandé.

L'exemple, vous le savez, est la voie abrégée de la persuasion (MASS. Conférence, Excell. du sacerd.)

L'enfer se déchaîne ; les temps de paix sont abrégés (MASS. Orais. fun. Dauph.)

C'était là une ample matière à exercer un génie tel que le sien, car le long chemin pouvait être et abrégé et facilité (FONTENELLE Czar Pierre.)

ABRÉGÉ (s. m.)[a-bré-jé]

1. Réduction d'un plus grand ouvrage en un plus petit.

C'était un abrégé de toute la loi (BOSSUET Hist. II, 3)

Voulez-vous, disait saint Grégoire, pape, un abrégé de la règle de saint Benoît ? considérez sa vie ; et voulez-vous, ajoutait le même pontife, un précis de la vie de saint Benoît, considérez sa règle (BOURD. Pens. t. III, p. 403)

2. Par analogie, Image en raccourci.

Le peuple juif est un abrégé symbolique de la race humaine (CHATEAUB. Génie, II, VI, 2)

Ce coeur est l'abrégé de tous les mystères (BOSSUET Jean, 3)

La science du salut, science suréminente, l'abrégé de toutes les sciences (BOURD. Pens. t. III, p. 229)

Ce sacrement incompréhensible, ineffable, l'abrégé de toutes les merveilles du Seigneur (BOURD. ib. p. 386)

3. En abrégé, en peu de paroles.

Je ne dis ces choses qu'en abrégé ; elles sont assez expliquées ailleurs (BOSSUET Relat.)

Elle renferme en abrégé toute la doctrine (BOSSUET Thér. 3)

La suite de la religion mise en abrégé devant vos yeux (BOSSUET Hist. II, 13)

Voilà en abrégé les principes de dénoûment pour les passages des Pères (BOSSUET S. Écrit.)

Ce canon contient en abrégé toutes les raisons (BOSSUET Lett. abb. 554)

C'est faire en abrégé votre panégyrique (MOL. l'Étourdi, II, 14)

4. En abrégé, par abrégé, par abréviation. Écrivez ce mot en abrégé.

5. Musique. Mécanisme qui dans l'orgue transmet le mouvement des touches du clavier.

SYNONYME

ABRÉGÉ, SOMMAIRE, ÉPITOMÉ, PRÉCIS, RÉSUMÉ. L'abrégé est un ouvrage, mais la réduction d'un plus grand à un moindre volume. Le sommaire n'est point un ouvrage ; il ne fait simplement qu'indiquer en peu de mots les principales choses contenues dans l'ouvrage ; on le place ordinairement à la tête de chaque chapitre ou division, pour permettre à l'esprit d'embrasser l'ensemble de ce qui va être détaillé. L'épitomé est, ainsi que l'abrégé, un ouvrage, mais plus succinct : ce mot d'ailleurs est purement grec, et n'est employé que pour le titre de certains ouvrages, GUIZOT., Le précis se distingue par sa rigueur ; il signifie un abrégé dans lequel ne se trouve rien de superflu ; l'abrégé est court ; mais le précis est substantiel. Aussi peut-on dire : j'ai fait l'abrégé et le précis de ce livre. Le résumé est un abrégé, non pas séparé de l'ouvrage, mais mis à la fin en guise de conclusion ; c'est, pour la place, l'opposé du sommaire ; c'est encore une sorte d'abrégé destiné seulement à rappeler ce qu'on sait, à revoir rapidement ce dont on a besoin de se ressouvenir, LAFAYE.

ÉTYMOLOGIE

Abréger.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

ABRÉGÉ, s. m. Ajoutez :

5.

Se disait chez les protestants, sous le régime de l'édit de Nantes, d'un nombre restreint de membres de l'assemblée politique, délégués par elle avec le consentement du roi pour continuer à siéger après sa dissolution et veiller à l'exécution de ses décisions ou des promesses de la cour (ANQUEZ Hist. des assembl. polit. des réf. de Fr. p. 78, 79, 173)

HISTORIQUE

XIVe s.Aubris Bernars a baillé son abregié de ses despens contre Aubin Chiffet (1348) (VARIN Archives administr. de la ville de Reims, t. II, 2e part. p. 1177)

proposition : lemmes