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Le Littré (1880)

ABSENTER (S') (v. réfl.)[a-bsan-té, ou, suivant la prononciation réelle, a-psan-té]

Se rendre absent. Je m'absenterai durant trois mois. Ne vous absentez pas dans la soirée, j'irai vous voir. Si vous devez vous absenter. S'absenter de l'armée, d'un repas. Loc. vic. J'ai absenté, dites : Je me suis absenté.

HISTORIQUE

XIVe s.Le suppliant s'est absenté du païs (DU CANGE absentandus.)

XVe s.Le duc d'Anjou, frere de Charles V, en fut absenté (FROISS. II, II, 70)Quoique le roi de France l'absentast au lit de mort et l'eloignast des besognes de France, le duc d'Anjou ne s'en absenta ni esloigna pas trop (FROISS. II, II, 70)

XVIe s.Quoy que ce soit, cestui Celer s'absenta de Rome et se retira au pays de la Thoscane (AMYOT Rom. 15)Ains que plus tost il s'absentast pour un temps, afin qu'il fust une autre fois cause de preserver son pays (AMYOT C. d'Utique, 46)Lors on envoye ces noveaulx mariez veoir leur oncle, pour les absenter de leurs femmes, quoique souvent ilz n'ayent ne oncle ne tante (RAB. Pant. III, 4)Il s'estoyt absenté de toutes compaignies et vivoyt en son privé (RAB. Pant. IV, Prol.)Absentez-vous pour ung peu, si vous me voulés croire (PALSGR. p. 415)

ÉTYMOLOGIE

Absentare, éloigner, de absens, absent. Absenter dans l'ancien français était actif et signifiait éloigner. A Genève on dit absenter, v. n. au lieu de s'absenter.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

ABSENTER. - HIST. Ajoutez :

XVe s.Il a tenu et tient le party des dicts d'Orleans et leurs complices.... s'est absenté de nostre dite ville de Paris, Lettres de confiscation de 1411 (VIRIVILLE p. 74)