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Le Littré (1880)

ACCROUPIR (S') (v. réfl.)[a-krou-pir]

S'asseoir sur les talons. La vieille s'accroupit auprès du feu.

Chacune sur le cul au foyer s'accroupit (RÉGNIER Sat. XI)

HISTORIQUE

XIIIe s.Quand il est à l'eve venus, Si s'acropi por soi laver (Ren. 5852)Desus Renart s'est acroupiz : Haï ! fait-il, com sui traïz ! (Renart, 7793)

XIVe s.Ay, Dieux ! ce dit Pietre, voi me ci acroupi ; Je serai atrappé, et si ai tant fuï (Guesclin. 16413)Quele ribaudaille sont ceux-là qui nous veullent acroupir ? (CARPENTIER t. I, col. 49)

XVIe s.Logez pesle mesle plusieurs ensemble dessoubs petites tentes et cabannes estouffées, demourans accroupis tout le long du jour, sans pouvoir rien faire (AMYOT Péric. 66)Je luy ay appris à faire acroupir le chapeau à ses perruques (D'AUB. Conf. II, 1)Renjeunissez, saillez de vos cavernes, Vieux accroupis, par aage exanimés (MAROT II, 232)

ÉTYMOLOGIE

À et croupir ; bourguig. écrepi ; provenç. acropit, vil, avili.