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définitions

accueil (n.m.)

1.manière dans laquelle une chose est reçue par une autre chose (ex. bonne/mauvaise réception (d'un signal par un poste etc.), accueil froid d'une personne etc.).

2.partie d'un établissement où l'on attend d'être reçu, où l'on est reçu.

3.manière de se comporter avec qqn quand on le reçoit.

4.lieu où des personnes chargées d'accueillir reçoivent ceux qui arrivent.

Le Littré (1880)

ACCUEIL (s. m.)[a-keull ; ll mouillées]

Action d'accueillir, réception que l'on fait à quelqu'un. Tout l'accueil qu'il lui fit, ce fut de lui tendre la main. Faire un brillant accueil à quelqu'un.

On ne sentait point en l'approchant ces inquiétudes secrètes que forme le succès douteux de l'accueil (MASS. Dauphin.)

Grand roi, faites leur bon accueil (MALH. VI, 4)

Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste Elle eût eu plus d'accueil ? (MALH. VI, 18)

L'accueil gracieux qu'il recevait de vous (CORN. Hor. I, 3)

Et vos yeux la verront, par un superbe accueil, Immoler à vos pieds sa haine et son orgueil (CORN. M. de Pomp. IV, 3)

Lui faire tout le meilleur accueil qu'il vous sera possible (MOL. l'Av. III, 5)

Vous ne me dites rien ? quel accueil ! quelle glace ! (RAC. Brit. II, 6)

Quel est l'étrange accueil qu'on fait à votre père ? (RAC. Ph. III, 5)

être d'un bon accueil à tout le monde (FLÉCH. Serm. II, 311)

Elle m'a fait sentir à ce premier accueil Autant d'humanité qu'Assur avait d'orgueil (VOLT. Sém. II, 1)

... je n'attendais pas l'accueil que je reçois (CRÉB Rhad. I, 3)

Faire accueil, se dit toujours en bonne part et signifie faire une réception civile et honnête.

A quel étrange office, amour, me réduis-tu ? De faire accueil au vice et chasser la vertu ! (ROTROU Vencesl. I, 2)

Mon accueil, son accueil, leur accueil, signifie d'ordinaire l'accueil que je fais, qu'il fait, qu'ils font. Mais il s'est pris aussi quelquefois au sens passif pour l'accueil que je reçois, qu'il reçoit, qu'ils reçoivent.

Quoi que notre faible pouvoir En votre accueil ose entreprendre (MALH. III, 1)

HISTORIQUE

XIIe s.Les douze pairs a mis en mal acuel (Rom. de Roncevaux dans DU CANGE, colligere)

XIIIe s.Mais que vous n'i soiez que troi ; Et soit avec vous Bel-acueil (la Rose, 15202)

XVe s.Quant plaisance lui monstrera à l'ueil Gente beauté pleine de doulx acueil (CH. D'ORL. I)

ÉTYMOLOGIE

Accueillir ; provenç. acuelh. L'orthographe de ce mot est restée celle de l'ancienne langue où notre son eu était exprimé par ue ; ce qui l'a maintenue, ce qui a empêché que ue ne devînt eu comme dans les autres cas, ce fut la nécessité de laisser au c le son d'un k. Mais l'orthographe actuelle n'en demeure pas moins fautive, puisque la combinaison ue n'a plus le son de eu. On remédierait à cet inconvénient en écrivant acoeuil comme coeur, ou acoeil comme oeil.