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définitions

adresse (n.f.)

1.habileté des mouvements en vue d'effectuer une tâche.

2.habileté d'esprit orientée vers un résultat.

3.aisance dans les mouvements.

4.aptitude à faire qqch sans peine, capacité à faire sans difficulté " ses facilités résultent d'une bonne éducation " " il était célèbre pour son adresse au tir à l'arc"

5.(ellipse)indication du nom et du domicile d'une personne.

6.(ellipse;informatique)expression codée permettant de localiser une information en mémoire.

7.(ellipse;JO)Caractère ou groupe de caractères ayant pour fonction de localiser une information dans une mémoire ou d'indiquer le destinataire d'un message.
(date de la publication : 22/09/2000 - éd. commission de l'éducation)

adresse (n.)

1.savoir acquis, expérience dont on dispose.

adresse (1) ADBS

1.Ensemble des indications, portées sur le document lui-même, relatives à la fonction d'édition, de publication, de production, de distribution et/ou de diffusion de ce document, dont elles précisent les lieu, nom, date (et éventuellement fonction).

adresse (2) ADBS

1.En informatique et télécommunications, ensemble des indications codées relatives au lieu de stockage de l'information. Exemples : adresse d'une information sur un cédérom, URL (uniform resource locator) d'un site web.

Le Littré (1880)

ADRESSE (s. f.)[a-drè-s']

1. Indication de la personne à qui il faut s'adresser, de la maison, du lieu où il faut aller, envoyer. L'adresse d'une lettre. Une lettre à l'adresse de son père.

J'en connais l'écriture, elle est de Bélisaire, Et le défaut d'adresse en marque le secret (ROTROU Bélis. IV, 8)

Elles avaient un billet d'adresse ; mais il n'en fut pas besoin ; le cocher.... (HAMILT. Gramm. 10)

Grégoire thaumaturge écrit une lettre au diable ; la lettre parvient à son adresse (VOLT. Phil. II, 371)

Je ne doute pas que ce grand pays [la Grande-Grèce], où tout est grec, ne me fournît aisément de quoi vous intéresser et rendre mes lettres dignes de leur adresse (P. L. COUR. Lettr. I, 149)

On n'en trouverait aucun vestige [de Persépolis], si l'Araxe n'en donnait l'adresse (VAUGEL. Q. C. 309)

Fig. et familier. Cela va à l'adresse, est à l'adresse d'un tel, c'est-à-dire ce trait malin est dirigé contre lui.

Bureau d'adresse, établissement où l'on s'adresse pour obtenir des renseignements.

Figurément, bureau d'adresse se dit d'une maison où l'on débite beaucoup de nouvelles, ou d'une personne qui aime à savoir et à répandre les nouvelles.

Allant trouver celle-là, qui est un vrai bureau d'adresses, qui sait toutes les nouvelles (BOSSUET Sil. 3)

2. Écrit ayant pour objet une demande, une adhésion, une félicitation, etc., présenté par un corps constitué, par une réunion de citoyens. L'adresse de la chambre des pairs en réponse au discours de la couronne.

La difficulté est qu'il n'y a point d'adresse aux évêques (BOSSUET Lettr. Quiét. 446)

Richard Cromwell n'emporta [de Whitehall] que deux grandes malles remplies des adresses qu'on lui avait présentées pendant son petit règne (CHATEAUB. Stuarts, 289)

3. Habileté à s'y prendre soit dans les exercices du corps, soit dans les choses de l'intelligence. Son adresse à manier un fusil, un cheval. Un tour d'adresse. Persuadé qu'il fallait user d'adresse.

Certes, ma soeur, le conte est fait avec adresse (CORN. Pomp. I, 3)

L'avis de Léonice est sans doute une adresse (CORN. Rod. III, 2)

.... mais j'aurais tort d'instruire ton adresse (CORN. Sert. II, 1)

Toi, va par quelque adresse amuser sa visite (CORN. Théod. III, 6)

Et j'ai trouvé l'adresse, en lui faisant la cour, De relever mon sort sur les ailes d'amour (CORN. Méd. I, 1)

Enfin, j'ai vu le monde et j'en sais les finesses ; Il faudra que mon homme ait de grandes adresses, Si message ou poulet de sa part peut entrer (MOL. Éc. des F. IV, 5)

Il s'est soustrait d'adresse, et pour un bel ouvrage (ROTROU Antig. I, 2)

Et puisse ton supplice à jamais effrayer Tous ceux qui, comme toi, par de lâches adresses, Des princes malheureux nourrissent les faiblesses (RAC. Phèd. IV, 6)

Le ciel punit ma faute et confond votre adresse (RAC. Baj. II, 5)

Vous savez sa coutume, et sous quelles tendresses Sa haine sait cacher ses trompeuses adresses (RAC. Mithr. I, 5)

île éternellement mémorable par les conférences de deux grands ministres, où l'on vit développer toutes les adresses et tous les secrets d'une politique si différente... (BOSSUET Marie-Thérèse.)

Il avait eu l'adresse de sortir de prison (FÉN. Tél. II)

Les hommes sont fort pénétrants sur les petites adresses qu'on emploie pour se louer (VAUVENARGUES. Contre la vanité.)

Si les revenus dont on jouit ne sont pas assez amples, à quelles injustices a-t-on recours ? quelles voies prend-on, tantôt de violence ouverte, tantôt d'adresse et d'industrie pour enlever aux autres le pain qu'ils ont reçu de Dieu ? (BOURD. Pensées, t. II, p. 58)

On ne peut plus toucher à ces matières sans avoir M. Newton devant les yeux, sans le répéter ou sans le suivre, et, si on veut le déguiser, quelle adresse pourra empêcher qu'il ne soit reconnu ? (FONTEN. Newton.)

Voilà jouer d'adresse et médire avec art (BOILEAU Sat. IX.)

4. Adresses de style, certaines tournures fines et délicates dans la manière d'écrire.

En peinture, adresse de pinceau se dit d'une manière de peindre précise et spirituelle. Au plur. Adresses de pinceau, certaines touches qui expriment la forme avec précision et facilité.

HISTORIQUE

XVe s.Et crois bien que en eux vous trouverez toute adresse de bon conseil (FROISS. I, I, 12)Se partit de nuit, monté sur fleur de coursier, et esloigna les Escots ; car il savoit les adresses et les refuites du pays, pour ce qu'il en estoit (FROISS. I, I, 161)Et se faisoit fort d'eux mener sans peril, car il savoit toutes les adresses et torses voies (FROISS. I, I, 108)Et quand le jour fut venu, en quoi ils esperoient avoir aucun confort et aucune adresse pour eux et leurs chevaux aiser, pour manger et pour loger (FROISS. I, I, 38)Et de grant haste, pour plustot estre et venir à l'escarmouche, le dit Philippe prit une adresse parmi les champs et brocha coursier des esperons (FROISS. I, I, 298)Mais leur convenoit retourner à Rhodes, et de là prendre l'adresse du vent (Bouciq. II, 18)

XVIe s.Mais si peult on y arriver, qui en sçait l'addresse, par des routes ombrageuses.... (MONT. I, 176)Nos conseils fourvoyent, parce qu'ils n'ont pas d'adresse et de but (MONT. II, 9)Estant donques Hannibal descendu en ce fond de sac, Fabius, qui cognoissoit le païs et sçavoit les adresses des chemins.... (AMYOT Fab. 15)Quand ce vint à combattre à coups d'espée, où il n'est pas moins besoing d'adresse et d'art que de force (AMYOT Tim. 38)Il sembloit avoir une naturelle addresse à la lucte (AMYOT Phil. 4)Lesquels [philosophes] ont si bien discouru de tout ce qui apartient à toutes les parties de la vie civile, que, les preceptes divins exceptez, on ne pourroit trouver de meilleure adresse (LANOUE 110)Le present lieu est une adresse generale pour guider ceux qui desirent estre aidez (CALV. Inst. Epit.)Sachant bien les adresses de la maison (DES PÉRIERS. Contes, 56)Ceux qui connoissoient les adresses des chemins furent ceux qui eschapperent (MARG. Préf.)Estant convié à embrasser leur bon droit par l'adresse [requête] que lui avoit faicte M. Bouchart (CARL. III, 17)Tu t'en vas droict en Avignon ; Vers Paris je prends mon adresse (MAR. II, 189)De tes sentes et adresses Veuilles moi estre enseigneur (MAR. IV, 266)

ÉTYMOLOGIE

Voy. ADRESSER. Le sens propre de adresse est de mettre à droit, de là les sens divers : indication pour aller trouver quelqu'un ; dans l'ancien français, chemin qui mène où l'on veut aller ; puis manière d'aller à droit, c'est-à-dire dextérité. Bourguig. aidroisse ; picard, adrèche ; wallon, adièse. Dans le Berry, adresse signifie direction, et les adresses, comme au XVIe s. les êtres d'une maison.

ADRESSÉ, ÉE (part. passé.)[a-drè-sé, sée]

Une lettre adressée au ministre. Cet homme adressé à un grand personnage.

Coup bien adressé.... une victime à moi seule adressée (RAC. Andr. IV, 3)

Je fixe ses regards à moi seul adressés (VOLT. Zaïre, I, 1)

Ce beau nom que l'amour grava dans votre coeur N'est point dans cette lettre à Tancrède adressée (VOLT. Tancr. II, 1)

proposition : lemmes