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Le Littré (1880)

ADVERTANCE (s. f.)[ad-vèr-tan-s']

Action de tourner l'esprit vers un objet.

S'est dit, dans les débats des casuistes, de l'attention que le pécheur, en péchant, porte à son péché.

Vous [jésuites] prétendez qu'il faut distinguer si c'est sans sa faute ou par sa faute qu'il [le pécheur] n'a point eu cette advertance actuelle du mal qu'il faisait ; et c'est ce que vous exprimez quelquefois en ces autres termes : si cette inadvertance a été l'effet d'une ignorance invincible et involontaire, ou d'une ignorance vincible et volontaire ; - dans le second cas, c'est-à-dire si ce manquement d'advertance actuelle sur la malice de cette action est arrivée par sa faute.... (ANT. ARNAULD 5e dénonciation, x (Oeuvr. Lausanne, 1780, p. 355) (Arnauld, qui a fait ce mot, l'écrit advertence).)

HISTORIQUE

XVIe s.Tout soing curieux autour des richesses sent son avarice ; leur dispensation mesme et la liberalité trop ordonnée et artificielle, elles ne valent pas une advertence et solicitude penible (MONT. IV, 79)

ÉTYMOLOGIE

Voy. INADVERTANCE.