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définitions

entortiller (v. trans.)

1.envelopper en tortillant. Tortiller autour de qqch.

2.(figuré)compliquer des propos.

3.(familier)embrouiller qqn en vue d'un résultat ; séduire qqn par la ruse.

Le Littré (1880)

ENTORTILLER (v. a.)[an-tor-ti-lié, ll mouillées, et non en-tor-ti-yé]

1. Envelopper tout autour en tortillant. Entortillez cela dans un linge.

2. Fig. Exprimer une chose d'une manière embarrassée, avec recherche. Entortiller son style.

3. Familièrement. Circonvenir, séduire. On vous a si bien entortillé que vous avez consenti.

Populairement. Ennuyer. Ah ! laissez-moi, vous m'entortillez.

4. S'entortiller, v. réfl. S'attacher à une chose en l'entourant plusieurs fois. Le serpent s'entortilla autour de sa jambe.

Si la vigne et les autres plantes qui sont faites pour s'attacher aux grands arbres, en choisissent si bien les petits creux et s'entortillent si proprement aux endroits qui sont capables de les appuyer (BOSSUET Connaiss. v, 2)

Familièrement. S'envelopper dans un manteau, dans une couverture.

5. Fig. S'entortiller dans des phrases équivoques.

Absolument. Vous vous entortillez.

HISTORIQUE

XIIIe s.S'il eschape, ce est merveille, La roiz [rets] entor lui s'entorteile, Pris est et par col et par piez (Ren. 5080)L'une des resnes du ceval à l'escuier entorteilla entor le pié du chevalier (BEAUMANOIR LXIV, 12)De touailles [toiles] sont entorteillées leur testes [des Bédouins], qui leur vont par desous le menton, dont ledes [laides] gens et hydeuses sont à regarder (JOINV. 230)

XVe s.Le petit Saintré avoit perdue toute contenance, fors de entorteiller le pendant de sa ceincture entre ses doits (Jeh. de Saintré, ch. 3)

XVIe s.Il laisse espoir de pardon à ceux qui auront esté entortillez aux filets du diable (CALV. Instit. 115)Les concupiscences sont si cachées et entortillées, que facilement elles trompent la veue de l'homme (CALV. ib. 261)Ilz leur entortillerent leurs robbes autour du col, et les entrainerent par force (AMYOT Public. 7)

ÉTYMOLOGIE

En 1, et tortiller.