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définitions

enveloppé (adj.)

1.petit et gros; rondelet.

enveloppe (n.f.)

1.ce qui enveloppe.

2.feuille de papier pliée en poche, dans laquelle on place une lettre ou une carte à expédier.

3.somme d'argent allouée à une certaine activité.

4.(JO)Structure principale d'un propulseur à poudre contenant le propergol.
(date de la publication : 18/04/2001 - éd. commission des sciences et techniques spatiales)

enveloppé (adj. et n.)

1.(danse)mouvement de danse d'un corps en rotation sur une jambe, l'autre jambe dessinant un mouvement enveloppant.

2.(figuré)qui a de l'embonpoint.

Le Littré (1880)

ENVELOPPE (s. f.)[an-ve-lo-p']

1. Ce qui enveloppe ou sert à envelopper. L'enveloppe d'un paquet, d'une lettre. Sera payé cinq sols de la simple lettre, six sols pour la lettre avec enveloppe, sept sols pour la double lettre, et quinze sols pour l'once des paquets, Tarif, 11 avr. 1676.

Nous admirons la sagacité du naturaliste qui a su le premier découvrir le papillon sous l'enveloppe de chenille (BONNET Consid. corps org. t. v, p. 88, dans POUGENS)

M. de la Ch.... se charge de vous faire parvenir ce paquet que j'ai mis sous enveloppe avec mon cachet (P. L. COUR. Lett. I, 144)

Écrire sous l'enveloppe de quelqu'un, enfermer sous son adresse une lettre destinée à un autre.

Se dit de petites feuilles toutes pliées et toutes munies de gomme, pour mettre les lettres qu'on envoie par la poste.

Vous n'aurez plus de ces petites enveloppes toutes faites qui vous déplaisent (Mme DE GENLIS Adèle et Théod. t. I, lett. 10, p. 66, dans POUGENS.)

Terme de botanique. Enveloppes florales, le périanthe, c'est-à-dire le calice et la corolle.

Terme d'anatomie. Enveloppes du foetus, le chorion et l'amnios.

2. Terme de fortification. Ouvrage qui en entoure et en couvre un autre. Première, seconde enveloppe, première, seconde enceinte.

3. Réunion des carreaux formant le corps d'un poêle ; cloison en briques de son pourtour extérieur.

4. Fig. Ce qui cache, comme fait une enveloppe.

Les ordures y sont à visage découvert, elles n'ont pas la moindre enveloppe (MOL. Critique, 3)

Vous ne verrez la vérité que sous de belles enveloppes (FÉN. Tél. XII)

On peut être charmé du beau, même au travers de l'enveloppe d'un corps très laid (FONTEN. Platon, Marg. d'Éc.)

Que la plupart des hommes ont une enveloppe, mais qu'elle tient et serre si peu, qu'il est très difficile que quelque côté ne vienne à se découvrir (MONTESQ. Arsac. et Ismén.)

5. Fig. Enveloppe épaisse, apparence d'un corps épais et de lourdeur que présentent certains hommes.

Homme d'esprit et homme sage, qui, sous une épaisse enveloppe, ne laissait pas de réunir une littérature exquise, beaucoup de politesse et d'amabilité (MARMONTEL Mém. VI)

On dit dans un sens analogue, rude enveloppe.

C'est comme vous, mon ami, qui, sous la rude enveloppe d'un marin, cachez une véritable délicatesse et un coeur d'or pour vos amis (PICARD Cap. Belronde, I, 7)

HISTORIQUE

XVe s.Il lui bailla un escu pour avoir et acheter des chemises et enveloppes (DU CANGE involumen.)

ÉTYMOLOGIE

Voy. ENVELOPPER.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

ENVELOPPE. Ajoutez :

6. En géométrie, enveloppe, lieu géométrique des points de rencontre, ou des courbes d'intersection, d'une série de courbes ou de surfaces infiniment voisines se suivant d'après une loi déterminée ; ces courbes ou ces surfaces sont dites les enveloppées. L'enveloppe est tangente à toutes les enveloppées.

ENVELOPPÉ, ÉE (part. passé d'envelopper)[an-ve-lo-pé, pée]

1. Garni de quelque chose qui s'enroule. Ces livres sont enveloppés avec soin. Enveloppé dans son manteau. Enveloppé jusqu'aux yeux.

Chrysalides enveloppées, celles des lépidoptères, parce qu'en effet elles sont enveloppées d'un léger réseau de soie entre des feuilles.

Fig.

Et l'exil d'Aristie enveloppé d'ennuis (CORN. Sertor. II, 1)

.... Sa valeur trompée Des maux que j'ai prévus se voit enveloppée (RAC. Alex. III, 2)

Le roi d'un noir chagrin paraît enveloppé (RAC. Esth. II, 1)

Cet homme caché dans son désert, enveloppé dans sa vertu et comme anéanti en lui-même, devint un des plus nobles instruments dont Dieu se soit servi dans son Église pour faire éclater sa puissance (FLÉCH. Panégyr. St François de Paule)

Je vois la fille de Sion enveloppée de sa honte et de son ignominie (MASS. Villars.)

C'est à la sagesse humaine et corrompue à être incertaine et timide ; toujours enveloppée sous de fausses apparences, elle doit toujours craindre qu'un coup d'oeil plus heureux ne la perce enfin et ne la démasque (MASS. Pet. car. Écueils.)

Dans ses sombres fureurs Assur enveloppé (VOLT. Sémir. v, 1)

Pour moi, qui dans ma carrière publique n'ai jamais craint que d'avoir tort ; moi qui, enveloppé de ma conscience et armé de principes, braverais l'univers.... (MIRABEAU Collection, t. I, p. 51)

2. Il se dit de personnes, de troupes qu'un nombre supérieur entoure. Les séditieux enveloppés par les gendarmes.

Il lui importait de former le plus grand front qu'il lui serait possible, sans trop affaiblir ses phalanges, pour ne pas être enveloppé (ROLLIN Hist. anc. Oeuvres, t. II, p. 206, dans POUGENS)

Je veux que, d'ennemis partout enveloppée, Rome rappelle enfin le secours de Pompée (RAC. Mithr. III, 1)

Il se dit des choses dans un sens analogue. Enveloppé par un tourbillon de poussière, par les flammes.

3. Qui est en butte au même accident qu'un autre, qui est atteint par le même danger. Tous deux enveloppés dans une même accusation.

Il croyait qu'il ne pouvait être enveloppé dans sa ruine (FÉN. Tél. XIV)

Tout Juda, comme vous, plaignant sa destinée [de Joas], Avec ses frères morts le crut enveloppé (RAC. Athal. IV, 3)

Sans cette précaution, vous pourriez bien vous trouver enveloppé dans sa disgrâce (MAINTENON Lett. au duc de Noailles, 4 août 1714)

4. Caché comme sous une enveloppe.

Ils cultivent un désir enveloppé de la mort d'autrui (LA BRUY. VI)

Ce n'était point un mérite enveloppé, qui perçât difficilement au travers d'un extérieur triste et sombre (FONTEN. Malezieu.)

Avoir l'esprit enveloppé dans la matière, être fort grossier, sans esprit.

Un esprit enveloppé, un homme dont les idées sont confuses et les expressions obscures.

Discours enveloppé, discours dont l'expression est rendue obscure par circonspection.

Je vous fais tort de douter de votre intelligence sur ce qui est un peu enveloppé (SÉV. 66)

On craint assurément d'être entendu, ou plutôt on ne s'entend pas soi-même, quand on se charge de tant de paroles inutiles, de tant de phrases enveloppées, de tant de passages confusément entassés (BOSSUET Var. XII, § 5)

Il sait parler d'une manière enveloppée (LA BRUY. X.)

Platon ne nous a exposé ses opinions que d'une manière enveloppée (FÉN. Platon.)

Sa manière de s'expliquer était sublime, et quelquefois fort enveloppée (FONTEN. Jugem. de Pluton.)

Elle n'est qu'un amas d'équivoques ou de blasphèmes enveloppés (MASS. Av. Circ.)

Raisonnement enveloppé, raisonnement obscur, embarrassé.

REMARQUE

Voltaire a dit : Mon fils enveloppé dans un piége funeste, Mérope, IV, 1. C'est une métaphore manquée : il a pris piége pour filet.

proposition : lemmes