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Le Littré (1880)

ÉPILOGUER [é-pi-lo-ghé]

1. V. n. Chercher, trouver à redire. C'est un homme qui épilogue sur tout.

.... Et pourquoi, s'il vous plaît, Lui bailler un savant qui sans cesse épilogue ? (MOL. F. sav. v, 3)

Adieu, ma chère enfant ; venez et partez, et tenez-vous donc une fois pour décidée, et défaites-vous d'épiloguer sur les bienséances de votre voyage... (SÉV. Lett. 21 oct. 1676)

Il fut attentif à épiloguer sur les paroles (BOSSUET Avert. 4)

Cinq aunes pour un habit à l'espagnole ! juste ciel !.... mais n'épiloguons pas là-dessus ; les tailleurs qui sont en réputation en prennent toujours plus que les autres (LESAGE Gil Blas, VIII, 7)

2. V. a. Censurer. Épiloguer les actions d'autrui.

Sans qu'on vous épilogue et sans qu'on vous méprise (BOSSUET Lett. Corn. 127)

3. S'épiloguer, v. réfl. Se critiquer mutuellement.

HISTORIQUE

XVe s.J'ay sceu, veu, leu, aprins, congneu, Noté, entendu, souvenu, Epilogué mille traficques, Mais peu, quoy ? qu'est tout devenu ? (COQUILLART Blason des armes et des dames.)

XVIe s.Luy epiloguois tout le cours de ma peregrination (Peregr. d'am. f° 138, dans LACURNE)

ÉTYMOLOGIE

Épilogue.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

ÉPILOGUER. Ajoutez :

4. Récapituler, remémorer (emploi inusité).

J'avais des Phyllis à la tête ; J'épiais les occasions ; J'épiloguais mes passions (CORN. Lexique, éd. Marty-Laveaux.)