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définitions

épique (adj.)

1.propre au genre de l'épopée.

2.(figuré)qui mériterait, par son caractère mouvementé et aventureux, de figurer dans une épopée.

Le Littré (1880)

ÉPIQUE (adj.)[é-pi-k']

1. Il se dit des grandes compositions en vers, où le poëte raconte une action.

Le poëme épique, regardé en lui-même, est un récit en vers d'aventures héroïques (VOLT. Ess. sur la poés. ép. I)

Les poëtes épiques sont obligés de choisir un héros connu dont le nom seul puisse imposer au lecteur et un point d'histoire qui soit par lui-même intéressant (VOLT. ib. III)

Les Français riaient quand on leur disait que l'Angleterre avait un poëme épique dont le sujet était le diable combattant contre Dieu et un serpent qui persuade à une femme de manger une pomme.... je fus le premier qui fis connaître aux Français quelques morceaux.... (VOLT. ib. IX.)

Quelques-uns ont voulu réparer notre disette en donnant au Télémaque le titre de poëme épique ; mais rien ne prouve mieux la pauvreté que de se vanter d'un bien qu'on n'a pas : on confond toutes les idées, on transpose les limites des arts, quand on donne le nom de poëme à la prose (VOLT. ib. IX.)

Ce serait un grand plaisir et même un grand avantage pour un homme qui pense d'examiner tous ces poëmes épiques de différente nature, nés en des siècles et dans des pays éloignés les uns des autres (VOLT. ib. I)

Thomas est en travail d'un gros poëme épique (GILBERT XVIIIe siècle.)

2. Propre à l'épopée. Le genre épique. Des vers épiques. Le ton épique.

D'un air plus grand encor la poésie épique, Dans le vaste récit d'une longue action, Se soutient par la fable et vit de fiction (BOILEAU Art p. III)

Ce reproche fait par un homme d'esprit [Malezieu] à la nation française de n'avoir pas la tête épique, appartient un peu à tous nos peuples modernes, si enfoncés dans les intérêts matériels de la vie, si entravés, si préoccupés de tous les soins de leur civilisation élégante et industrieuse (VILLEMAIN Litt. fr. 18e siècle, 2e partie, 1re leçon.)

Substantivement.

On fait vanité de porter l'épique dans la tragédie ; en croyant la parer, on la déguise (LAMOTTE Réponse à M. de Voltaire.)

3. Qui s'applique à l'épopée. Un poëte épique.

4. Par extension, digne de l'épopée.

Les dragons chevelus, les grenadiers épiques, Et les rouges lanciers.... (V. HUGO Crép. 5)

ÉTYMOLOGIE

En grec, poëme.