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définitions

épouvante (n.f.)

1.terreur, horreur.

épouvanté (adj.)

1.pris de panique, d'affolement ; tombé dans un état de grande peur, de peur incontrôlable.

Le Littré (1880)

ÉPOUVANTE (s. f.)[é-pou-van-t']

Terreur profonde et soudaine.

Il a pris l'épouvante et la voudrait donner à ceux que les périls ne peuvent étonner (TRISTAN Panthée, IV, 2)

Est-ce un si grand sujet d'en prendre l'épouvante ? (ROTROU Vencesl. IV, 1)

L'épouvante est au nid plus forte que jamais (LA FONT. Fabl. III, 20)

Autre qualité assez naturelle aux conquérants, qui savent que l'épouvante fait plus de la moitié des conquêtes (BOSSUET Hist. III, 6)

Tandis qu'on vous verra, d'une voix suppliante, Semer ici la plainte et non pas l'épouvante (RAC. Brit. I, 4)

Ce cri glace d'épouvante les ennemis (FÉN. Tél. XX)

HISTORIQUE

XVIe s.Il suit l'espouvante des siens (D'AUB. Hist. II, 467)Depuis que l'espavente se met en un royaume, 500 hommes en feront fuir dix mille (CARLOIX I, 18)

ÉTYMOLOGIE

Voy. ÉPOUVANTER ; provenç. espaven, s. m. ; ital. spavento.

ÉPOUVANTÉ, ÉE (part. passé.)[é-pou-van-té, tée]

Frappé d'épouvante.

Le flot qui l'apporta recule épouvanté (RAC. Phèdre, v, 6)

Je suis épouvanté de ce comble d'horreur (VOLT. Zaïre, IV, 5)

Voilà la source des reproches d'une conscience épouvantée et des murmures secrets qui déchirent mon coeur (J. J. ROUSS. Hél. II, 6)

Pourquoi mon coeur bat-il si vite ? Qu'ai-je donc en moi qui s'agite, Dont je me sens épouvanté ? (A. DE MUSSET Poésies nouv. la Nuit de mai)

proposition : lemmes