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définitions

étayer (v. trans.)

1.soutenir avec des étais.

2.(figuré)appuyer par des faits, des arguments.

Le Littré (1880)

ÉTAYER (v. a.)[é-tè-ié]

1. Appuyer, soutenir par des étais. Étayer un mur.

Fig.

Je ne voudrais pas qu'on allât faire un usage indiscret d'un ressort si bas [la gourmandise], ni étayer d'un bon morceau l'honneur de faire une belle action (J. J. ROUSS. Ém. II)

Et du nom de justice Vous osez abuser pour étayer vos droits (M. J. CHÉN. Gracq. II, 3)

2. S'étayer, v. réfl. Se soutenir sur un étai, sur un bâton.

Le vieux devin qui.... Pour s'étayer dans sa marche incertaine, Courbe son corps sur un appui de frêne (MALFIL. Narcisse, II)

Fig.

En vain, pour s'étayer du nom de mes aïeux, Par l'éclat des emplois Charles flattait mes yeux (C. DELAV. Vêp. sicil. I, 1)

Se soutenir l'un l'autre.

La richesse et le crédit s'étayent mutuellement, l'un se soutient toujours mal sans l'autre (J. J. ROUSS. Émile, V)

Ces possessions formaient quatre masses trop éloignées les unes des autres pour s'étayer mutuellement (RAYNAL Hist. phil. IV, 23)

HISTORIQUE

XIIIe s.Salomon son temple en estaie Sur sept pilliers.... (J. DE MEUNG Tr. 112)

XIVe s.Despense pour estaier et relever le comble du toit (Bibl. des ch. 5e série, t. III, p. 239)

XVIe s.Fabius, par un moyen de proceder tout different, sousteint et estaya dessoubz [sa ville] (AMYOT Péric. et Fab. comp. 2)

ÉTYMOLOGIE

Étai ; Berry, atéyer.