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définitions

étendue (n.f.)

1.écart entre le son le plus grave et le son le plus aigu d'une voix ou d'un instrument.

2.espace occupé par qqch.

3.point ou degré atteint (par qqch qui s'étend) " l'étendue des dommages " " toute l'étendue de la loi " " dans une certaine extension, elle a raison "

4.caractère de ce qui large ou étendu en importance ou exhaustivité " cela pourrait avoir des répercussions d’une ampleur inimaginable " " l’extrême étendue de son pouvoir "

étendue

1.action d'étaler.

étendue (n.)

1.portion de terrain constituant une unité cadastrale.

Le Littré (1880)

ÉTENDUE (s. f.)[é-tan-due]

1. L'espace étendu devant nos yeux, sous nos pas. La vaste étendue des mers. La foudre gronde dans l'étendue. Les corps célestes roulent dans l'étendue.

Terme d'escrime. Avoir une grande étendue, avoir la faculté de se fendre beaucoup et de toucher ainsi son adversaire, en restant à une distance assez grande.

2. Propriété générale de la matière, qui fait qu'elle occupe une certaine portion de l'espace.

La question se réduit à savoir si cette idée de l'étendue est une modalité de l'âme ; je prétends que non, parce que cette idée est trop vaste, qu'elle est infinie, comme je viens de le prouver (MALEBR. Rech. Rép. à Régis, ch. 2)

L'école définissait l'étendue, ce qui a des parties hors des parties (BONNET Oeuvres mêlées, t. XVIII, p. 66, dans POUGENS)

La notion de l'étendue dépouillée de toutes ses difficultés et prise par le côté le plus clair, n'est que l'idée de plusieurs êtres qui nous paraissent les uns hors des autres (CONDIL. Conn. hum. I, 2)

Il se dit aussi de chaque dimension. L'étendue d'une ligne, d'une surface.

3. Grandeur en superficie. Un parc d'une grande étendue. L'étendue de ses domaines.

Par toute l'étendue du royaume, chacun peut faire ses plaintes, assuré de la protection du prince (BOSSUET le Tellier.)

C'est lui [Thalès], à ce qu'on dit qui donna le nom de Thulé à l'île qu'on appelle présentement Islande ; comme son empire allait apparemment jusque-là, il était d'une belle étendue (FONTEN. Oracles, I, 1)

4. Il se dit de la durée. La vie de l'homme est d'une étendue bien bornée dans l'étendue des siècles.

5. Portée, en parlant de la vue, de la voix. L'étendue du regard.

Il m'ordonna de chanter en donnant à ma voix toute l'étendue qu'elle avait (LESAGE Guzman d'Alf. IV, 5)

Terme de musique. Distance entre le son le plus grave et le son le plus aigu, ou somme de tous les sons propres à une voix, à un instrument. L'étendue des sons appréciables.

Dans un sens plus particulier, voix qui a de l'étendue, voix sans étendue.

6. Fig. Ce qu'une chose embrasse.

Cette haine a pour moi toute son étendue (CORN. Sert. III, 4)

Mes sentiments d'estime auront plus d'étendue (CORN. Tois. d'or, v, 1)

Vos vertus n'ont point eu toute leur étendue (CORN. Pulch. III, 3)

Votre pouvoir est de grande étendue (PASC. Prov. 6)

Donner à ma haine une libre étendue (RAC. Andr. II, 5)

L'heure approche, mon fils, où la trêve rompue Laissait à mes desseins une libre étendue (VOLT. Fanat. IV, 5)

De vos engagements remplissez l'étendue (VOLT. Triumv. I, 3)

L'effroyable étendue.... de l'abîme où je suis descendue (VOLT. Scythes, v, 4)

7. Terme de grammaire. Étendue des noms appellatifs, l'ensemble des êtres auxquels ces noms peuvent convenir. Le nom cheval a moins d'étendue que le mot quadrupède.

8. Développement, longueur. L'étendue d'un discours.

Donnez à votre ouvrage une juste étendue (BOILEAU Art p. III)

Cette matière est d'une grande étendue (MONTESQ. Esp. XIX, 1)

9. Étendue d'esprit, la faculté de comprendre un grand nombre d'objets sans les confondre.

De là vient cette bizarrerie apparente de l'esprit humain, qui a tant d'étendue en un sens et si peu en un autre (FONTEN. Fragm. conn. esp. hum.)

Son esprit était d'une étendue infinie (Mme DE CAYLUS Souven. p. 64, dans POUGENS)

Je ne me lasserai point d'admirer la prodigieuse étendue de tête qu'il t'a fallu pour conduire des drames de trente à quarante personnages.... (DIDEROT Éloge de Richardson.)

SYNONYME

ÉTENDUE, ESPACE. L'étendue, venant du verbe étendre composé lui-même de tendre, emporte avec elle l'idée d'une mesure, ou d'un rapport dans les distances ; espace ne suppose par lui-même ni mesure, ni rapport. De là vient qu'appliqué à un nom, l'étendue se prend pour ses dimensions intérieures : Ce champ a beaucoup d'étendue ; et espace pour ce qui est libre à l'entour : Nous avons de l'espace.

HISTORIQUE

XVIe s.Pour vous faire rendre Metz, Thoul et Verdun, dont vous avez desja faict estat, pour l'estendue [extension] des limites de vostre couronne (CARLOIX IV, 18)Ils ont grand tressaillement, baaillement et estendue [extension] des membres (PARÉ XXIV, 15)

ÉTYMOLOGIE

Étendu.

proposition : lemmes