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définitions

escarpe (n.f.)

1.(fortification)talus au-dessus du fossé, du côté de la fortification.

escarpé (adj.)

1.qui est en pente raide.

2.d'un angle élevé (ex. une inclinaison raide ; un toit escarpé.)

Le Littré (1880)

ESCARPE (s. f.)[è-skar-p']

Terme de fortification. Muraille de terre ou de maçonnerie qui règne au-dessus du fossé du côté de la place : on appelle contrescarpe le côté opposé.

Terme d'architecture. Talus d'un mur jusqu'au cordon.

Instrument pour régler le talus d'un rempart ou d'un mur.

HISTORIQUE

XVIe s.Le roi entreprend un retranchement de six pieds de gueule en ouvrage et en fonds, faisant mettre la plus part de la terre en escarpe et vers soi (D'AUB. Hist. III, 219)

ÉTYMOLOGIE

Ital. scarpa, talus, escarpe ; du germanique : scand. scarp ; anc. haut all. scarp ; all. scharf ; angl. sharp, aigu, tranchant. Cependant Scheler élève quelques doutes, demandant s'il ne faudrait pas plutôt y voir un dérivé du latin scalpellum, petit couteau, qui a donné l'italien scarpello.

ESCARPE (s. m.)[è-skar-p']

Terme d'argot. Voleur, et particulièrement celui qui ne recule pas devant l'assassinat.

ESCARPÉ, ÉE (part. passé.)[è-skar-pé, pée]

Qui a un talus fort roide, abrupt.

Où le rivage de la mer était escarpé (FÉN. Tél. VII)

J'ai marché quelque temps dans cette île escarpée (VOLT. Triumv. II, 4)

Du penchant escarpé de ces antiques monts Le rocher tombe, roule, et s'élance par bonds (DELILLE Énéide, XII)

Il avait d'abord fallu passer la Louja au pied de Malo-Iaroslavetz, dans le fond d'un repli que fait son cours, puis gravir une colline escarpée.... (SÉGUR Hist. de Nap. IX, 2)

Fig.

La route qu'il [Locke] ouvre est si souvent escarpée qu'on a autant de peine à aller à la vérité, sur ses traces, qu'à ne pas s'égarer sur celles de Malebranche (CONDIL. Traité des syst. ch. 7)

proposition : lemmes