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définitions

escompte (n.m.)

1.réduction d'une dette lorsqu'elle est payée avant l'échéance.

2.paiement d'un effet de commerce par une banque, un escompteur, la propriété de cet effet étant transférée à son profit augmentée d'un agio.

3.Opération par laquelle une banque verse au porteur d'un effet de commerce le montant de celui-ci avant son échéance et sous certaines déductions.

Le Littré (1880)

ESCOMPTE (s. m.)[è-skon-t']

1. Prime payée au banquier ou à toute autre personne qui fait avance du montant d'un effet avant l'échéance.

Le taux de l'escompte, la quotité variable du prix de l'escompte. La Banque de France abaisse ou élève le taux de l'escompte.

Escompte en dedans, escompte qui se prend en calculant quelle est la somme qu'il faudrait placer au jour de l'opération, pour qu'elle produisît, à l'échéance, et déduction faite de l'escompte, le total porté au billet qu'on escompte. Escompte en dehors, escompte qui se prend en calculant les intérêts de la somme portée au billet pendant le temps qui reste à courir et en les retranchant de cette somme.

2. Opération de banque qui consiste à payer par anticipation le montant d'un effet non échu, sous déduction d'une somme pour intérêt, change ou frais de recouvrements.

Caisse d'escompte, comptoir établi à Paris par Turgot en 1776, pour faciliter l'escompte des effets de commerce. On donne aujourd'hui à un établissement analogue le nom de comptoir d'escompte, de banque d'escompte, de caisse d'escompte.

3. Terme de bourse. Exercice de la faculté laissée à l'acheteur par marché ferme de se faire livrer plusieurs jours après avoir prévenu le vendeur.

ÉTYMOLOGIE

Voy. ESCOMPTER.

ESCOMPTÉ, ÉE (part. passé.)[è-skon-té, tée]

Un billet escompté.

proposition : lemmes